• - Projet de loi de finance : Il faut investir aussi dans la cohésion sociale

     

     

     

    La CFDT  a pris connaissance cette semaine du rapport sur le plan d’investissement 2018-2022 et du projet de loi de finances pour 2018. Elle demande au gouvernement une prise en compte réelle des besoins de politiques sociales et une ambition d’investissement conçu également pour renforcer la cohésion sociale et réduire les inégalités, dimension  indispensable au projet de modernisation de notre pays.

     

    La CFDT salue les orientations générales du plan d’investissement qui accorde une place importante à la transition écologique, au développement des compétences, à la modernisation de l’action publique et à l’innovation.  Pour la CFDT, il est en effet fondamental de penser l’investissement en termes de compétences. Dans ce volet, l’enjeu sera bien de construire pour les personnes, des parcours de certifications et de qualifications de qualité qui correspondent réellement aux besoins des territoires et des filières.

     

    Parce que la mobilisation et la coopération de tous les acteurs sera une condition de la réussite de ce plan, la CFDT demande à être associée à la mise en œuvre des dispositifs et à l’évaluation des résultats.

     

    Toutefois, la CFDT s’interroge fortement sur le sens et la cohérence des choix du gouvernement tant les actions proposées par le plan d’investissement sont étroitement liées avec le projet de loi de finances 2018 et les réformes à venir, notamment celle de la formation professionnelle.

     

    En effet, si la CFDT a conscience des contraintes budgétaires, et des efforts nécessaires,  elle  s’inquiète d’un PLF ne répondant pas à la forte exigence de justice sociale, dont notre pays a besoin. Au-delà des annonces, la CFDT s’interroge sur l’effectivité de la hausse promise du pouvoir d’achat : les efforts ne sont pas équitablement partagés, entre les foyers, entre les acteurs économiques.

     

    De ce point de vue, la réduction de la fiscalité sur le capital et sur ses revenus (remplacement de l’ISF par l’IFI, création d’un prélèvement forfaitaire) de 4.5 Md€ mise en regard des contraintes pesant d’autant plus fortement sur l’ensemble des politiques publiques parait particulièrement déséquilibrée. C’est le montant des efforts demandés à l’assurance maladie pour 2018 (4,2 Md€), secteur pourtant fortement sous tension.

     

    Ces mesures fiscales font de plus  le pari très risqué d’un engagement des acteurs économiques qui n’a pas toujours été au RDV en termes de créations d’emplois.

     

    La CFDT appelle le gouvernement à un rééquilibrage en faveur de la cohésion sociale.

     

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