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    Depuis le 29 septembre dernier, date de publication du décret instaurant la baisse de 5€ par mois des Aides personnelles au logement (APL), ce sont plus de 6 millions de ménages parmi les plus modestes et les plus précaires qui vont perdre 60 euros de pouvoir d’achat chaque année. La suppression décidée de l’APL accession va également pénaliser les accédants à la propriété.

     

     

    La CFDT dénonce avec fermeté ces mesures d’économie qui une fois de plus se font sur le dos des familles les plus vulnérables.

     

     

     

     

    Face à ces mesures injustes et contre-productives, la CFDT s’associe à d’autres organisations syndicales, à des associations du secteur du logement social, des associations de locataires, et des associations de la défense des mal-logés, pour demander le retrait du décret APL. Elle appelle tous ses militants à se rassembler samedi 14 octobre devant les mairies, à 14h en régions et à 16hdevant l’hôtel de ville de Paris.

     

     

     

    La CFDT rappelle que se loger est un élément essentiel pour se former, travailler et pour lutter contre l’exclusion.


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    La CFDT  a pris connaissance cette semaine du rapport sur le plan d’investissement 2018-2022 et du projet de loi de finances pour 2018. Elle demande au gouvernement une prise en compte réelle des besoins de politiques sociales et une ambition d’investissement conçu également pour renforcer la cohésion sociale et réduire les inégalités, dimension  indispensable au projet de modernisation de notre pays.

     

    La CFDT salue les orientations générales du plan d’investissement qui accorde une place importante à la transition écologique, au développement des compétences, à la modernisation de l’action publique et à l’innovation.  Pour la CFDT, il est en effet fondamental de penser l’investissement en termes de compétences. Dans ce volet, l’enjeu sera bien de construire pour les personnes, des parcours de certifications et de qualifications de qualité qui correspondent réellement aux besoins des territoires et des filières.

     

    Parce que la mobilisation et la coopération de tous les acteurs sera une condition de la réussite de ce plan, la CFDT demande à être associée à la mise en œuvre des dispositifs et à l’évaluation des résultats.

     

    Toutefois, la CFDT s’interroge fortement sur le sens et la cohérence des choix du gouvernement tant les actions proposées par le plan d’investissement sont étroitement liées avec le projet de loi de finances 2018 et les réformes à venir, notamment celle de la formation professionnelle.

     

    En effet, si la CFDT a conscience des contraintes budgétaires, et des efforts nécessaires,  elle  s’inquiète d’un PLF ne répondant pas à la forte exigence de justice sociale, dont notre pays a besoin. Au-delà des annonces, la CFDT s’interroge sur l’effectivité de la hausse promise du pouvoir d’achat : les efforts ne sont pas équitablement partagés, entre les foyers, entre les acteurs économiques.

     

    De ce point de vue, la réduction de la fiscalité sur le capital et sur ses revenus (remplacement de l’ISF par l’IFI, création d’un prélèvement forfaitaire) de 4.5 Md€ mise en regard des contraintes pesant d’autant plus fortement sur l’ensemble des politiques publiques parait particulièrement déséquilibrée. C’est le montant des efforts demandés à l’assurance maladie pour 2018 (4,2 Md€), secteur pourtant fortement sous tension.

     

    Ces mesures fiscales font de plus  le pari très risqué d’un engagement des acteurs économiques qui n’a pas toujours été au RDV en termes de créations d’emplois.

     

    La CFDT appelle le gouvernement à un rééquilibrage en faveur de la cohésion sociale.

     


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  • Publié le 03/10/2017 à 18H49 

    Par Aurélie Seigne
    Dix mille militants CFDT ont célébré le 3 octobre la place de première organisation syndicale dans le privé. Un temps aussi festif que revendicatif lors duquel l’organisation a pris rendez-vous pour les réformes à venir et les prochaines élections professionnelles dans la fonction publique.

    Énergie orange à bloc ! Dix mille militants CFDT, pour l’essentiel élus et mandatés d’entreprise et d’administration, étaient rassemblés ce 3 octobre au Paris Event Center pour fêter la place de première organisation syndicale du privé lors du rassemblement « Le Progrès en tête ! ».

    Une journée exceptionnelle, construite en deux temps. Le matin, les participants, venus de toutes les régions de l’Hexagone et d’outre-mer et de tous les champs professionnels, ont pu piocher, au gré de leurs envies, parmi les stands, espaces de rencontre avec les fédérations, animations et agoras consacrés à de multiples thématiques. Deux agoras dédiées aux ordonnances réformant le code du travail ont permis aux militants de débattre du contenu des textes et de la stratégie adoptée par la CFDT.

         


    Revivez la journée en photos

    3octobrediapo

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    Les multiples victoires de la CFDT

    L’après-midi, la vague orange a montré son visage. Une véritable démonstration de force, saluée comme telle par Laurent Berger. Objectif : fêter la place de première organisation syndicale. L’hommage en forme de minute de silence à Edmond Maire, disparu deux jours plus tôt, a permis de rappeler le rôle qu’a joué l’ancien secrétaire général de la CFDT dans l’affirmation de la ligne réformiste ainsi récompensée. « Ce résultat vient de loin », a insisté la secrétaire nationale Marylise Léon, en introduction d’un film listant les acquis obtenus par la CFDT, de la création de la section syndicale, en1968, au compte personnel d’activité, en 2016.

    Cette utilité du syndicalisme CFDT, des équipes en ont témoigné sur scène : l’accord compétitivité, qui a permis de gagner un nouveau véhicule avec 300 embauches à la clé, chez Toyota ; le remboursement des temps de trajet des salariés chez Eurodisney ; le sauvetage de la PME rurale Caross’Industrie ; un contrat de génération donnant aux étudiants qui travaillent à la Maif un droit à l’embauche en CDI, etc. Et parce que le syndicalisme CFDT se distingue aussi par ses modes d’action, les militants de la Semitan (régie des transports nantais) ont narré le buzz médiatique – et la victoire syndicale à la clé – qu’ont suscité ces chauffeurs de bus, à qui leur direction refusait le port du bermuda les jours de canicule, en mettant des jupes.

    Chaque jour auprès des salariés et des agents

               

    Des équipes de la fonction publique ont dit l’utilité d’un syndicalisme de proximité, « qui est là, avec les agents, tous les jours, qui les écoute et les accompagne », comme l’équipe du CHU de Nîmes, dont la devise est : « Au quotidien, notre métier, c’est vous ! » Des agents extrêmement percutés par les réorganisations successives mises en chantier depuis plus de dix ans et qui voient les promesses de l’actuel président de la République sur le gain de pouvoir d’achat se perdre dans des visées budgétaires de court terme. « Les agents vont avoir besoin de la CFDT pour les élections professionnelles de décembre 2018 dans les fonctions publiques », ont insisté les militants présents. Pour ce rendez-vous à venir, « toute la CFDT doit se mobiliser, avec un objectif : être première organisation syndicale demain, première organisation tout court, dans le privé et dans le public ! », a lancé Laurent Berger lors de son discours conclusif.

    3octobre LBAutre enjeu majeur, le développement de l’organisation. « Car, a souligné le secrétaire général de la CFDT, pour construire le rapport de force, un argument pèse plus que d’autres : c’est la force du nombre ! […] Nous devons faire beaucoup plus pour donner envie aux travailleurs d’adhérer à la CFDT. Alors, participez au challenge développement ! »

    De nombreux combats à mener

    Et du rapport de force, a insisté Laurent Berger dans son discours conclusif, la CFDT va en avoir besoin. Il a ainsi répondu à la colère des militants qui ont le sentiment de voir cette première place mise à mal par les ordonnances réformant le code du travail : « Oui, nous n’avons pas gagné cette bataille. Mais nous avons aussi beaucoup de victoires à notre actif. Des victoires, nous en aurons d’autres. Le syndicalisme est un long combat. »

    Il a sommé le gouvernement d’être au rendez-vous de ses promesses : les sécurités pour les travailleurs, avec les réformes à venir de la formation professionnelle et de l’assurance-chômage, mais aussi le gain de pouvoir d’achat pour les agents publics – et ce sera l’objet de la mobilisation du 10 octobre. Il a aussi taclé un « patronat d’un autre temps qui se satisfait trop bien de la lutte des classes, tant que c’est lui qui en sort vainqueur », en invitant les employeurs à sortir de cette vision rétrograde. Il a surtout donné rendez-vous aux militants de la CFDT, les invitant à poursuivre le combat. Celui du dialogue social – et c’est le sens de l’Appel des 10 000 à signer et faire signer. Celui de la conquête des travailleurs pour leur prouver l’utilité du syndicalisme CFDT : ce sera l’objet de la journée du 9 novembre où toute la CFDT ira à leur rencontre. Celui, enfin, du syndicalisme CFDT, que les militants pratiquent au quotidien dans les entreprises et les administrations. Avec un mot d’ordre : « Soyons les premiers, les travailleurs en ont besoin. Soyons incontournables. Soyez la CFDT ! Ensemble, soyons la CFDT ! »

    aseigne@cfdt.fr


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  • Par Jocelyne Cabanal, secrétaire nationale de la CFDT et Yvan Ricordeau, secrétaire national de la CFDT
    La CFDT  a pris connaissance cette semaine du rapport sur le plan d’investissement 2018-2022 et du projet de loi de finances pour 2018.

    Elle demande au gouvernement une prise en compte réelle des besoins de politiques sociales et une ambition d’investissement conçu également pour renforcer la cohésion sociale et réduire les inégalités, dimension  indispensable au projet de modernisation de notre pays.

    La CFDT salue les orientations générales du plan d’investissement qui accorde une place importante à la transition écologique, au développement des compétences, à la modernisation de l’action publique et à l’innovation.  Pour la CFDT, il est en effet fondamental de penser l’investissement en termes de compétences. Dans ce volet, l’enjeu sera bien de construire pour les personnes, des parcours de certifications et de qualifications de qualité qui correspondent réellement aux besoins des territoires et des filières.

    Parce que la mobilisation et la coopération de tous les acteurs sera une condition de la réussite de ce plan, la CFDT demande à être associée à la mise en œuvre des dispositifs et à l’évaluation des résultats.

    Toutefois, la CFDT s’interroge fortement sur le sens et la cohérence des choix du gouvernement tant les actions proposées par le plan d’investissement sont étroitement liées avec le projet de loi de finances 2018 et les réformes à venir, notamment celle de la formation professionnelle.

    En effet, si la CFDT a conscience des contraintes budgétaires, et des efforts nécessaires,  elle  s’inquiète d’un PLF ne répondant pas à la forte exigence de justice sociale, dont notre pays a besoin. Au-delà des annonces, la CFDT s’interroge sur l’effectivité de la hausse promise du pouvoir d’achat : les efforts ne sont pas équitablement partagés, entre les foyers, entre les acteurs économiques.

    De ce point de vue, la réduction de la fiscalité sur le capital et sur ses revenus (remplacement de l’ISF par l’IFI, création d’un prélèvement forfaitaire)de 4.5 Md€ mise en regard des contraintes pesant d’autant plus fortement sur l’ensemble des politiques publiques parait particulièrement déséquilibrée. C’est le montant des efforts demandés à l’assurance maladie pour 2018 (4,2 Md€), secteur pourtant fortement sous tension.

    Ces mesures fiscales font de plus  le pari très risqué d’un engagement des acteurs économiques qui n’a pas toujours été au RDV en termes de créations d’emplois.

    La CFDT appelle le gouvernement à un rééquilibrage en faveur de la cohésion sociale.


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  • C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès d'Edmond Maire, secrétaire général de la CFDT de 1971 à 1988.

     
    Edmond Maire fut un immense syndicaliste et un penseur essentiel de la transformation sociale et du rôle des acteurs sociaux dans la démocratie. Son intelligence hors norme et sa vision ont fait de lui un acteur central de l'évolution de la CFDT de la place qu'elle occupe dans la société française et, au-delà, de la démocratie sociale.
     
    Ses combats pour l’émancipation individuelle et collective, pour la justice sociale, pour la démocratie en France, en Europe et dans le monde ont structuré son engagement syndical puis les responsabilités qu’il a ensuite exercées.
     
    Edmond Maire est resté jusqu'à ces derniers jours fidèle à la CFDT et à ses valeurs. Une fidélité exigeante et bienveillante. Il fut et restera pour nous une référence incontournable.
     
    Aujourd'hui la CFDT est endeuillée et triste. Nous adressons nos condoléances et notre amitié à sa femme Raymonde, ses enfants et petits-enfants et tous ses proches.
     
    La CFDT rendra hommage à Edmond Maire à la hauteur de ce qu'elle lui doit et de ce qu'il a apporté au syndicalisme et à la France.

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  • Invité le 12 septembre de FranceInfo, Laurent Berger n’y est pas allé par quatre chemins : “La CFDT ne répond pas à la convocation d’une autre organisation syndicale.” Et le secrétaire général de la CFDT d’enfoncer le clou : “Peser sur les décrets à venir et agir dans les entreprises est moins spectaculaire que les manifs mais tellement plus efficace.”


  • Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, déçu par les ordonnances réformant le droit du travail, a déclaré samedi qu'il entendait bien garder sa liberté de ton et d'action, quelle que soit la détermination affichée par Emmanuel Macron.

    "Je ne suis ni extrême, ni feignant, ni cynique", a déclaré le numéro un du premier syndicat français, répondant ainsi à une déclaration critiquée du chef de l'Etat.

    Dans un discours devant la communauté française d'Athènes, Emmanuel Macron a déclaré vendredi qu'il entendait réformer la France avec une "détermination absolue".

    "Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes", a ajouté le chef de l'Etat, ce qui a déclenché de vives réactions, notamment de la part du chef de file de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

    Face à ce début de polémique, l'entourage du chef de l'Etat a expliqué qu'il visait "tous les conservatismes qui ont empêché la France de se réformer".

    Laurent Berger a pour sa part répondu que la CFDT, tout en refusant de se joindre à la journée de mobilisation organisée mardi prochain par la CGT, garderait pour sa "liberté de ton" et "sa liberté d'action".

    "Nous ne nous ferons instrumentaliser ni par ceux qui voudraient faire de nous des alliés faciles ni par ceux qui voudraient instrumentaliser le monde du travail à des fins politiques", a ajouté le dirigeant de la CFDT.

    Il a précisé que les numéros un des principaux syndicats français s'étaient vus cette semaine pour discuter de la situation actuelle mais aussi des réformes à venir, dont celles de la formation professionnelle et de l'assurance-chômage.

    "Ça va être un moment difficile, je le sais mais c'est le moment que le la CFDT va choisir pour se retourner encore plus vers les salariés", a-t-il poursuivi. "Il faut redonner de l'espace au dialogue social et à la représentation syndicale et c'est malheureusement ce qui n'a pas été fait."

    Pour Laurent Berger, le syndicalisme ne peut pas se contenter d'être une force de contestation ou de témoignage.

    "Ce que je souhaite, c'est que demain, partout dans les entreprises, on développe encore plus du syndicalisme et du dialogue social et c'est ce que nous allons faire", a-t-il conclu. "C'est plus difficile à faire qu'une manifestation un peu stérile mais c'est beaucoup plus porteur de résultats, demain, pour les salariés."


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